dimanche, 03 février 2008
Elsa
La buée s'estompte zone après zone du miroir de la salle de bain, presque rageuse elle accèlère les choses en le balayant d'en geste vif..`
Elle est nue , son regard scrute son image, elle y cherche son âme, elle éponge son corps, elle le caresse presque, c'est vain elle le sait.
Elsa secoue sa tête comme elle secoue ses idées depuis des années, elle a toujours cette manière indirecte d'accompagner ses états de mouvements de tête.
Se remettre dans le mouvement , s'activer sinon elle se sent dans l'attente, dans une zone d'inconfort impalpable, ne pas penser, ne pas s'apesantir, elle ne veut pas ...
Tout pour éviter les émotions de ces dernières nuits, les minutes qui s'égrènent lentement, les pensées qui se bouscoulent au rythme accèléré d'un coeur qui semble vouloir sortir de sa poitrine, le corps douleureux.
Depuis quand attend t'-elle , nuit après nuit, le froissemenr des draps, la tiedeur des bras... Le temps a suspendu son vol depuis longtemps, les oscillements entre des frolements mal gérés, des rapprochements hasardeux et un amour flamme qui déborde son coeur sans apaiser son corps.
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dimanche, 16 décembre 2007
No tittle..
j'ai pas de titres à donner à ces pensées imprécises que l'on se murmurent à soi même alors vite j'ouvre cette espace et j'ai l'envie furieuse de les attraper et de les coucher sur le papier, souvent je n'en attrape qu'un fil que je tire pour broder et coudre une histoire, des mots, des moments sous un seul angle d'attaque.
Mis bout à bout ces petites notes font un tableau curieux profond et superfciel, sorte de miroir noir de mon moi et de mes émois.
Je contourne souvent l'obstacle par la futlité et là être une femme m'aide beaucoup, le superficiel c'est un lit profond remplis de caresses et d'extases secrêtes mais le plaisir solitaire ne vaut pas un beau vrai entrechat à deux.
Je m'enerve et fulmine quand des comentaires à la con de ceux qui croîent tout appréhender de vous en des mots à la volée, se posent en juge d'un instant et je suis aussi triste si personne ne passe par ici sans laisser un signe de vie.
Si j'ecris des mots en vrac cela ne veut pas dire que je vais bien ou mal mais juste que j'ai l'envie irrépréssible de le faire, si je parle des choses futiles, c'est parce que en avoir envie me rend pour un temps vivante ou signifiante socialement à ce à quoi j'adhère.
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lundi, 03 décembre 2007
tête baissée...
on cavale sa vie machinalement sans y penser pas tous au même rythme mais toujours lançé vers l'avant... peut être pour accéder à de précieux et rares moments de luciité et de perception de soi.. peut être pour au contraire s'oublier, oublier de penser, ne pas s'arrêter, s'apesentir, sans respirer, sans ponctuation en somme.
Courir à perdre haleine, secrétion et shooting à l'endomorphine , état semi euphorique ou comateux selon le degré de fatigue de stress, de rapport aux autres, de taux d'amour et de baise du moment.
Une chimie du transpirant qui me convient assez, une certane intranquilité qui nous laisse vivant, différent des endormis des biens pensants, des moralistes, des political corrects, des juges des autres..
23:57 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 21 septembre 2007
Tic tac
tic tac... le temps qui passe ..., les idées qui défilent ou se défilent au choix
tic tac... je fais semblant de tout même d'être bien parfois d'être torturée aussi, je suis une grande manipulatrice ou un corps palpitant aux coeur froissé, écorné au choix
tic tac, je m'agite dan mon bocal au bureau, sourire figée, jusque boutiste du factuel, de la performance, syndrôme de la culture du résultat, parfaite pour me faire presser jusqu'à la moelle avec le sourire, à peine fatiguée, une bistre qui se devine sous l'oeil... là je suis dans mon univers , je maîtrise mes choix, je joue, je connais les rêgles.
Tic tac, musique, la route, les pensées imprécises, les remords, les rancoeurs, les bonheurs, les imageries du vécu que l'on se passe en boucle, des histoires que je me raconte sur les gens en chassés croisés, les choses des autres que je devine, que je n'arive pas à coucher sur le papier, trop usée d'avance à l'idée de ne pas y arriver, de me croire un peu douée et d'être une nullité...
envie de fuir et la maturité de savoir que c'est vain, qu'il faudra bien affronter mes démons qui me tenaillent, qui ressurgissent, qui me laminent que l'apaisement c'est une petite mort, que j'étais juste comme une belle endormie qui n'coutait plus sa rage, sa flamme,redevenir vivante redevenir moi.
Je change encore.
20:10 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
jeudi, 20 septembre 2007
Rasé de près
j'aurais aimé pouvoir te dire mon ral le bol de cette barbe de 3 jours que tu traines inlassablement ces derniers temps, cette zone sombre qui donne du mou , du gris, du sale, du fatigué à tes traits et ton regard.
qui me piquent la peau quand nous nous effleurons.
j'aurais du te crier que le lit épars et froissé que tu laisses le matin m'agace, que je le lisse du plat de la main avant de m'y glisser pour le rendre comme neuf , le lavabo non rincé, les serviettes mouillées par terre ...
bref ces truc débiles qui énervent, irritent et mettent à mal les plus fortes des passions, on les terre en soi, on implose pour ne pas exploser..
je voudrais aussi savoir te dire combien je t'aime encore à en crever, à en avoir le ventre déchiré et le coeur avec un poignard traversant qui m'obligerait à palpiter à un rythme autre que le mien, me soumettre jamais, trouver les ressources pour composer, lâcher prise, ne pas se kaisser envahir par les flux de l'orgueil, des points gagnés, de la souffrance, de la peur
je serais ton autre , face à toi, partenaire ou adversaire mais dupe de rien même pas de moi.
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vendredi, 08 juin 2007
les tempes qui cognent, le sang qui bat...
Elle, c'est l'autre, celle qu'il regarde en biais , il ne sait rien d'elle mais il en sait tout à la fois, ses jambes, ses épaules, son corps qui semble s'enrouler et se tendre, ses mains qui jouent avec les cheveux lisses comme de la soie.
Il la suit souvent, quand il la regarde, c'est un corps miroir qu'il regarde, il pourrait prendre sa main, caresser son visage mais il se contente d'attendre avec l'odeur des fleurs, l'odeur du ciel, l'été obsédant.
Alors il s'allonge derrière les roseaux sauvages, torse nu, peau dorée, beau, yeux verts, cheveux couleurs des épis coupés.
Depuis quelques jours, il sent sous son ventre la terre sèche, il entend la mer qui bat contre les rochers, puis son sang qui va , par vagues de son sexe à son coeur il n'a pas honte, il se défait de son désir, il n'a pas peur, il est seul sous les falaises, sa peau brille, son corps devient le corps d'un autre
A la fin il a envie de pleurer, si vide de tout sans pouvoir se jouer ou se réjouir d'un rien
il se souvient des étés précédents, il était heureux, il croyait au paradis, il a perdu l'enfance, il ne sait plus jouer, il ne sait plus rire, il attend, il espère, il rêve, il est comme à l'intérieur de son corps.
C'est dangereux d'être un homme, désormais il sait , rien ne résiste au temps, seule la mer restera.
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jeudi, 24 mai 2007
Mes talismans secrets
Il y a des odeurs qui vous replongent d'un coup en enfance dans un flash fulgurant ou l'on se souvient s'être lécher les doigts pour avoir le goût du sel en bouche, un peu d'irritation sur les lèvres comme une coupure lègére que l'on tillerait sans cesse en la mordillant comme un homme vous agace un sein.
Des odeurs ineffacable de la mémoire, l'odeur des cheveux après la course, de la peau qui a pris le soleil, le cuir des fauteuils club, l'odeur moisie des veilles photos jaunis, les effluves d'eau savonneuse, les pulls tricotés par ma grand mère que je ne voulais pas porter à cause de leurs odeurs d'humidité.
Le parfum des confitures, des gateaux dans le four, cette cuisine de campagne dans laquelle je chapardais des bouts de nourriturre terrestre, que j'emportais pour me plonger dans mes livres chéris, qui à leur tour sentiraient le graillon.
On sait tout très tôt de l'éphémère, de l'irrémédiablement perdu. Au fond du lit , on flottait tout près du sommeil avec, au boût des doigts, l'odeur de fer, de caoutchouc, la trace tenace des bouts de feuilles, fleurs arrachées. Imprégnation.
J'avais donc un jeu , un rituel, un exercice d'enfance, me coucher, salie avec le plus de traces odorantes de ma journée; Je m'endormais, un de mes trésors serré très fort dans mes poings, en espèrant me réveiller identique, dans l'immobilité des fées.J'inhalais, je resserais contre moi les parfums remportés, je vérifiais le ténu du bonheur contre la dispersion et l'usage. Je retenais en fraude quelque chose du temps;
En fermant les yeux, je parviens à retrouver la légère et douce paralysie de ce voyage immobile et secret.
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dimanche, 11 février 2007
Sur les quais
J'aime les ports plus que les plages.
Les ports trainent une mélancolie surrannée, des images de vieux films à la Marlon Brando, des regards désabusés, des romantismes maussades.
Les nuits semblent plus longues, les petits matins tour à tour gris ou aux milles couleurs et l'odeur acre universelle de la vase, du fuel, du goudron et du poisson mélangés.
Une odeur qui serre le coeur, les hommes sont fatigués, ils ne voient plus rien: des mouettes qui ricanent aux tankers qui remontent leurs ancres de proue pour larguer leurs amarres pour de long périples.
A quai, les hommes restent avec leurs regrets, leurs remords, leurs désirs inaboutis, leur force inutile et leur beauté sans emploi. le spleen est leur raison de vivre et leur seul port d'attache.
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dimanche, 07 janvier 2007
La forêt- impressions furtives
La forêt en cette période, ce sont des terres jonchés de feuilles et de mousse, avec des nuages écru à orange qui planent et s'effilochent le long des branches.
Troncs d'arbres noueux qui s'enfonçent profondèment et on se promène de cimes en herbes en buissons, impression de flotter à travers des arbres dépenaillés, les pieds de plus en plus lourds de glaise mais la tête de plus en plus légére.
Souffle d'air qui se matérialise en fine buée , yeux qui picottent, joues rosées.
Odeur douce acre sensation terre moiteur enrobe , englobe.
à fleur de mot
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vendredi, 29 décembre 2006
Un petit grain
Dans cette période off, j'en profite pour lire et evidemment c'est en lisant que l'envie d'écrire arrive.
Dans l'ivresse de l'admiration de la plume, de l'aisance d'écriture des autres, des fils de pensées déroulées, on tire à soi son clavier ou son cahier presque fièvreuse, dans un état second.
Et on écrit, on rêve, on pense et c'est souvent un effarement, on se dit alors : Comment ais je pu produire, penser une chose pareille ? quelquefois nous sommes contents car l'effet est là, d'autres fois la consternation gagnera vite car la chance de singularité est du coté du vide.
On se rend compte qu'arriver à écrire vraiment, c'est souffler fort sur nos folies secrêtes, cesser de vouloir être raisonnable, s'approcher de nos gouffres intérieurs.
Se mettre à nu, s'écorcher, se déposséder de la sagesse, bref avoir un petit grain.
à fleur de mot
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