dimanche, 26 mars 2006
Il faut cultiver sa petite folie et se soigner par le verbe

Pour écrire tout repose sur une folie de départ, il faut avoir un « petit grain »
Et c’est souvent un effarement à la relecture, on se dit alors : comment ai je pu produire une chose pareille?
On a souvent l’envie d’écrire en lisant, c’est dans l’ivresse de l’admiration que l’on saisit sa plume, que l’on tire vers soi son clavier, fiévreux, dans un état second.
L’admiration fait faire des choses immenses dans mille domaines, on imite, on recopie, on se cherche…
Certains prendront à cet exercice ce que l’on appelle une belle plume voire la capacité d’une belle rhétorique et c’est déjà beaucoup.
Chez une petite poignée, la consternation gagnera vite car ils s’apercevront que leur chance de singularité est du coté de leurs vides.
Ils devront souffler leurs propres petits grains de folie, se déposséder de leurs sagesses, devenir déraisonnables, littérateurs fous , s’approcher de leurs gouffres intérieurs.
10:55 Publié dans Ecriture | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note





Commentaires
Ecrit par : Lady | dimanche, 26 mars 2006
Ecrit par : hervé resse | lundi, 27 mars 2006
Ecrit par : Valentin | mardi, 28 mars 2006
Il y a une vingtaine d'années , pendant cinq semaines , j'ai suivi un stage intense de créativité , complété l'année suivante par trois autres semaines .
Les deux tiers du stage ont consisté à nous faire prendre conscience que la liberté , la créativité, n'étaient pas du tout , mais alors pas du tout ce que tout le monde croit fermement .
La suite du stage a mis le doigt sur le fait que le créateur a besoin de deux choses :
1) des contraintes sévères... qui vont obliger le créateur à...2) devenir déraisonnable , fou , s'approcher des gouffres intérieurs .
Vous décrivez exactement ce que j'ai appris dans ce stage .
Ecrit par : Jean | mercredi, 29 mars 2006
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